Calogero, le Pirate Pro-HADOPI

31 mars 2010
By William

calogero_flics-ba118Calogero condamnĂ© pour contrefaçon, c’est toute une communication Ă  revoir…

Tout le monde ne connaît pas forcément Calogero. Le nom éveille bien quelque chose, il fait de la musique, oui, mais encore ?

Et bien fort de ce petit succès, ce musicien, pardon, cet Artiste se voyait également des qualités morales.

AnĂ©fĂ© … Pardon, hum, : En effet, rappelez-vous, c’était pendant l’étĂ© 2008…
Profitant de la torpeur estivale, Mme Albanel présentait La toute nouvelle loi HADOPI en conseil des ministres.

C’est à ce moment que, face à la défiance populaire, lui et une cinquantaine de camarades entreprirent d’éduquer les foules.
Pour ce faire, ils lancèrent un appel larmoyant à lutter contre le téléchargement illégal, le piratage, ce vice immonde qui sommeille au fond de chaque geek.
N’écoutant que leur courage, ils soutinrent le Gouvernement et lui dirent « Tenez-bon la barre, bordez les voiles ! Avec votre aide, nous Ă©chapperons aux pirates ! »
Excusez-moi, je deviens lyrique. Je vous en livre un extrait cĂ©ans :  » Nous sommes inquiets, très inquiets. La France a créé les droits d’auteur. La France adore la culture. La France aime aussi beaucoup l’Internet haut dĂ©bit et, Ă  outrance, les tĂ©lĂ©chargements de musique ou de films. (…) Ne soyons pas hypocrites. (…) Le projet de loi, proposĂ© par la ministre de la Culture nous donne de très bonnes cartes pour qu’Internet, la culture et la crĂ©ation soient rĂ©conciliĂ©s. Nous le soutenons.  »
Magnifique, n’est-il pas ?

Venons-en Ă  la deuxième partie de cette odyssĂ©e. Le sujet du droit d’auteur est complexe en soit, et il protège si bien l’artiste dans nos douces contrĂ©es que l’on peut aisĂ©ment pirater sans le savoir. Pour ceux qui en douteraient, il suffira d’évoquer ici les quelques galères rĂ©centes de l’UMP dans l’application de ce droit. Aujourd’hui donc, c’est au tour de ce brave Calogero : Le Tribunal de Grande Instance de Paris viens de condamner le troubadour pour contrefaçon de droits d’auteurs. Le « motif d’accompagnement » dans sa chanson « Un jour parfait » partageait des « caractĂ©ristiques essentielles » d’une oeuvre dĂ©posĂ©e un an plus tĂ´t Ă  la Sacem. Serge Didier et Arnaud Pierrat, auteurs-compositeurs du titre « Le feu de Willial » pensaient bien avoir Ă©tĂ© plagiĂ©s. Le Tribunal leur aura donnĂ© raison. Comme il a systĂ©matiquement donnĂ© raison au plaignant dans les affaires de l’UMP Ă©voquĂ©es plus haut.

Soit donc, voici le sieur Calogero condamné ainsi que son frère, son éditeur (Klaxon Impek International Music Publishing), son producteur (Rapas, non, ce n’est pas une blague), et son distributeur (Universal, Pascal Nègre PDG).
Là, le Pascal il est malin : C’est Rapas qui paiera l’amende d’Universal, ils ont un contrat qui le dit. Et oui, on n’attaque pas Universal en contrefaçon, c’est lui qui mène le bal.
En attendant, tous les condamnés doivent verser 40000 euros pour les droits patrimoniaux et 5000 euros pour les droits moraux des auteurs.
Mais ils gardent leur connexion internet…
tSbeNjY

Source : http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/calogero-le-pirate-pro-hadopi-72601

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One Response to Calogero, le Pirate Pro-HADOPI

  1. philippe gaillard on 9 mai 2010 at 12 h 55 min

    C’est une plaisanterie, deux illustres inconnus sans aucun talent, absent du monde de la musique puisqu’aucun disque d’eux ne se trouve sur le marchĂ© et qui profitent de la notoriĂ©tĂ© lĂ©gitime et justifiĂ©e elle de Calogero ( Pour info messieurs les critiques Il a vendu Ă  ce jour plusieurs millions de disques ) pour faire un vĂ©ritable Hold up; personne n’avait jamais entendu parler d’eux et il y a fort Ă  parier qu’après cet Ă©vennement pathĂ©tique et ridicule ils retourneront dans l’anonymat qu’ils n’auraient jamais dĂ» quitter. Qui peut croire en effet que fort de dizaines de compositions magnifiques et de nombreux succès, Calogero se soit livrĂ© Ă  un plagiat intentionnel voire qu’il ait mĂŞme jamais eu l’occasion d’entendre « l’oeuvre » des plaignants objet du soi-disant dĂ©lit ?
    Les excès de zèle des tribunaux sont avérés dans ce cas présent et du coup, la justice y perd beaucoup en crédibilité

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