Forth : Une Verve qui retentit
Eh oui, le quatrième album de « The Verve » (sorti en août 2008) est une ferveur retentissante qui ressurgit des ombres de l’oubli nous distillant quelques larmes du phénix qui renaît de ses cendres. C’est bon, ça fait vraiment du bien et je dois dire que je n’y croyais pas quand j’ai entendu le premier single « Love is noise », il y a quelques mois. J’ai senti à ce moment là comme un souffle de pop anglaise survitaminée et enrobée d’ironie qui m’a fait du bien aux petits orifices auditifs prévus à cet effet. Alors là, vraiment, je pense que tout le monde connait The Verve au moins avec Bitter Sweet Symphony (sortie en 1997 sur l’album Urban Hymns) qui a fait un carton interplanétaire et même qu’ils n’ont pas gagné un radis avec les ventes de single pour ce titre, parce qu’ils ont perdu un procès pour plagiat pour les petites notes de violon qui reviennent de manière entêtante pendant tout le morceau. Bon, heureusement pour eux que « the drugs don’t work » (ironique, quand on sait la quantité astronomique de narcotiques que ce groupe a pu consommer…).
Mais revenons à nos moutons, heu non, à nos Anglais (qui ne sont pas des moutons anglais et qui viennent de Wigam et non pas de Newcastle ou les moutons sont si beaux !) Revenons donc à ces cinq Anglais qui sortent leur quatrième album après onze ans d’absence des studios d’enregistrement, tous ensemble. Eh bien oui, la synergie fonctionne vraiment bien avec des compos toujours aussi travaillées sur le plan de la recherche sonore, avec une énergie bien percutante de pop désabusée, et un Richard Aschcroft qui revient au mieux de sa forme avec des textes bien ciselés et une présence vocale incroyable. D’ailleurs, elle n’est pas que vocale sa présence, elle est scénique aussi, ce mec irradie avec une aura à faire pâlir les Franz Ferdinand et autres Raconteurs que j’aime « décidément énormément » !!!!! Il y a un petit côté « acide dilué au crépuscule» qui fait du bien à l’âme (si jamais ces foutus 21 grammes ont vraiment le sens qu’on voudrait que je croie que c’est le sens qu’ils ont). Seulement voilà, elle a dû faire un régime, cette âme-là, c’est po possible, ca s’essouffle ! On en prend plein les écoutilles et pis petit à petit c’est moins percutant, moins transcendant, c’est toujours bien, mais c’est comme si on avait remplacé le sucre par de l’aspartame ! C’est comme un gâteau un peu fade mais avec des vraies pépites de chocolat dedans ! Moi, j’aime bien les pépites de chocolat…
Denis de Newcastle
Sources :
http://idiomatic.thegeekcartel.com/blog/?p=156
http://archives.gonzai.com/the-verve-forth/