Walt Disney Pictures a récemment confirmé au site Upcoming Film Scores que nos Daft Punk nationaux (et chéris) allaient composer la musique de Tron 2.0, la suite du film d’animation Tron sorti en 1982. Je n’ai pas vu ce film à la fois un peu underground et un peu culte, mais c’est l’occasion de revenir sur quelques dates-clés de la carrière de sa compositrice Wendy Carlos. Enfin, de son compositeur Walter Carlos. Enfin, un peu des deux… Quoiqu’il en sexe, une personnalité pionnière de la musique électronique, qui comptait parmi ses admirateurs des noms comme Glenn Gould, Stanley Kubrick ou encore Leonard Bernstein.
Vie et « mort » de Walter Carlos
Walter Carlos (1939-1969)
1939 : Naissance du petit Walter Carlos à Pawtucket, Rhode Island. « It’s a booooyyy! » s’écrie le docteur. Pas pour longtemps.
1949 : Passionné depuis son plus jeune âge par la musique, notamment classique, Walter compose à l’âge de 10 ans un trio pour clarinette, accordéon et piano.
1956 : Walter compose ses premières musiques électroniques dans son studio à l’âge de 17 ans.
1958-1965 : les expérimentations bontempi en solo c’est bien, la Brown University c’est mieux pour étudier la musique et la physique. De même que le Columbia-Princeton Electronic Music Center de l’Université de Columbia, où Carlos perfectionne ensuite son art sous la direction de Vladimir Ussachevsky.
1969 : Walter est mort, vive Wendy (universal)

A 30 ans, Walter change donc de sexe pour devenir Wendy Carlos, fait inconnu du grand public pendant dix ans puisqu’elle ne le révèle qu’en 1979 pour ensuite ne plus y revenir. On prend les mêmes et on recommence : ses premiers albums seront réédités sous sa nouvelle identité. Précédemment, By Request (1975) était le dernier à être édité sous le nom de Walter Carlos.
Switched on Moog
En choisissant d’interpréter les plus grands compositeurs baroques et classiques au synthétiseur modulaire Moog, qu’elle popularisera, Wendy Carlos allait entrer dans l’histoire de la musique électronique.
Fin des années 1960. L’acharnement de Robert Moog finit par payer : les synthétiseurs Moog existent, il ne reste plus qu’à les utiliser. Comment ? A l’origine, Moog n’en sait trop rien. Les groupes de rock et de rock progressif (Pink Floyd, Emerson Lake & Palmer, The Beatles…) vont vite s’y intéresser mais le grand public est loin de connaître l’instrument. Cependant, Moog se lie d’amitié avec un certain Walter Carlos qui travaille alors au Columbia-Princeton Electronic Music Center, et qui trouve dans le synthétiseur modulaire son instrument de prédilection.
1968 : Switched on Bach
A une époque où le Moog devient l’apanage des groupes de rock progressif, Walter enregistre Switched on Bach dans son appartement new-yorkais, album de reprises au synthétiseur de plusieurs oeuvres du compositeur baroque. C’est la consécration immédiate, pour Carlos et pour Robert Moog : le grand public découvre les sons du Moog, révolutionnaires pour l’époque, et se rue sur cet album, si bien qu’il devient le disque de musique classique (au sens très large) le plus vendu au monde (Album de platine, trois Grammy Awards), et ce alors qu’il est entièrement réalisé au synthétiseur. Par la suite, les albums labellisés « Moog » se multiplient, de même que les artistes qui surfent sur la vague (des copycats « Switched on … » et autres « Quelque-chose- Moog » pullulent), tandis que Carlos, qui devient Wendy, apporte sa contribution au développement des générations successives de synthétiseurs Moog. Robert peut lui dire merci, et tous deux resteront amis à vie.
Mais le succès n’est pas que commercial : Glenn Gould lui-même élit Switched on Bach « disque de la décennie. » Malgré cet éloge d’un grand spécialiste de Bach, la critique est assez mitigée à la sortie du disque. A ceux qui reconnaissaient la fraîcheur, la virtuosité et l’innovation de celui-ci, s’opposent ceux, plus conservateurs, qui n’y voient qu’une perversion de l’oeuvre d’un des plus grands compositeurs baroques. D’ailleurs, il n’est pas tout à fait faux de dire que Wendy Carlos a perverti de grandes oeuvres (nous le verrons avec sa carrière cinématographique), mais c’était toujours dans leur plus grand respect, et pour leur donner une nouvelle vie, pour ainsi dire parallèle, au service d’un parti-pris artistique ô combien louable, puisqu’il s’agit en l’occurrence de celui de Stanley Kubrick.

1969 : The Well-Tempered Synthesizer
Forte de son succès, Wendy Carlos enchaîne avec The Well-Tempered Synthesizer, jeu de mots inspiré du Clavier Bien Tempéré de Bach. On y retrouve une sélection de pièces célèbres de Monteverdi, Scarlatti, Haendel, et Bach, arrangées par une Wendy Carlos qui en profite pour améliorer encore sa maîtrise du Moog (les experts diront qu’elle s’est surpassée dans le souci du détail, le sens du rythme, l’intensité, la richesse du son et des arrangements… La musique est enregistrée sur un magnétophone huit pistes et comprend plusieurs couches de synthétiseur superposées, ce qui ne me dit pas grand chose personnellement, mais si j’ai bien compris, la maîtrise de l’instrument est d’une complexité sans pareille). A propos du Quatrième Concerto brandebourgeois proposé sur cet album, Glenn Gould surenchérira : « Carlos’s realization of the Fourth Brandenburg Concerto is, to put it bluntly, the finest performance of any of the Brandenburgs — live, canned, or intuited — I’ve ever heard. »
1992 : Switched on Bach 2000
Durant les vingt-cinq années qui suivront la sortie de Switched on Bach, Wendy Carlos ne cessera d’arranger des oeuvres classiques (au sens large : il peut s’agir de Bach comme de Tchaikovski ou de Saint-Saens), jusqu’à Switched on Bach 2000 paru en 1992 comme son nom ne l’indique pas. Sur ce dernier, elle propose un remake de l’album qui l’a rendue célèbre : la sélection est la même, revisitée par les techniques de pointe du moment, autrement moins « artisanales » que vingt-cinq ans auparavant (entre temps, la musique assistée par ordinateur, le séquençage MIDI, les synthétiseurs numériques, etc. sont nés).
Approches
Outre les raisons évoquées plus haut, les travaux de Wendy Carlos sont à prendre en considération pour deux autres raisons. Premièrement, bien que je n’aie jamais approché un synthétiseur Moog, l’instrument est connu pour être très complexe d’utilisation (1) et l’exécution des morceaux réussit le plus souvent l’exploit d’être irréprochable. Ensuite, cette relecture cinquantenaire de Bach s’écoute toujours avec plaisir de nos jours, et parvient à susciter l’émotion. Peut-être y a-t-il quelque chose de doublement intemporel dans un arrangement synthétique de Bach ? Par la nature-même de la musique que nous a légué un compositeur considéré comme l’un des plus géniaux qui aient jamais existé, et du fait que le son du synthétiseur, bien qu’étant apparu à une époque, semble défier la progression classique du temps. Par la réconciliation symbiotique de deux mondes qui, a priori, n’étaient pas destinés à se rencontrer. Bref, le néophyte que je suis a le vague sentiment que c’est cette alliance d’une musique universelle et de ce son si particulier qui permet aux arrangements de Carlos de recéler quelque chose de déconnecté du temps.
Pour en revenir à des choses plus conventionnelles, et puisqu’elle n’est plus toute neuve, nous dirons aujourd’hui de cette musique qu’elle présente un charme certes désuet mais qui demeure incontestable, qui transporte en tout cas l’auditeur dans un univers unique. Alors que de certaines reprises, intégralement synthétiques à l’instar de leurs consoeurs, se dégage une virtuosité, une fluidité et une unité telles qu’on en finirait presque par en oublier les synthés (Le premier mouvement du Cinquième Concerto brandebourgeois disponible sur Switched on Bach II, 1974, en est un bel exemple), un sentiment de « respectueuse perversion » émane d’autres morceaux dans lesquels le rendu sonore est plus « robotique ». Dans un morceau comme la « Wedding March » de l’album By Request, basée sur le « Bridal Chorus » de Wagner, l’interprétation est très libre : lugubre dans sa première partie, complètement enjouée dans la seconde.
Cinémoog
1971 : Orange Mécanique
Grand admirateur du travail de Wendy Carlos sur Switched on Bach, c’est tout naturellement que Kubrick l’invite à arranger Beethoven, Purcell et Rossini à la sauce Moog et Vocoder pour son chef d’oeuvre avant-gardiste, aussi kitch que violent, deux termes qui correspondent également à la manière dont Carlos a perverti les oeuvres ces grands compositeurs afin d’évoquer l’état d’esprit du personnage principal, Alex. Ma reprise préférée est sans doute celle de « Music for the Funeral of Queen Mary » de Purcell qui ouvre le film en exprimant quelque chose de solennel et de menaçant à la fois.
Ces arrangements sont en parfaite adéquation avec le film puisqu’ils détournent les classiques de leur vocation et de leur contexte originaux, afin qu’ils expriment toute la folie du personnage : c’est le cas, par exemple, de « La Gazza Ladra » (La Pie Voleuse) de Rossini, qui prend des airs de ballet un peu extravaguant mais surtout inquiétant, à l’image des divergences d’Alex. Outre les reprises d’oeuvres classiques, ajoutons que Wendy Carlos a composé plusieurs morceaux originaux, dont le très bon « Timesteps » (composé avant les images car directement inspiré du roman d’Anthony Burgess), pièce étrange et dérangeante, aussi malsaine que le personnage, où les sons s’entrechoquent, évoquant une folie tantôt aggressive et déployée, tantôt contenue.
1979 : Shining
Dans Shining, Wendy Carlos côtoie des figures de la musique contemporaine telles que Bartok, Ligeti ou Penderecki (utilisés dans leurs versions originales – une sélection idéale, comme toujours chez Kubrick) sans démériter. Le sentiment d’oppression qui émane de ses expérimentations électroniques s’insère idéalement dans l’univers musical dissonnant de ces compositeurs contemporains. Oppressant et angoissant, deux termes qui viennent à l’esprit en écoutant l’arrangement par Wendy Carlos du « Dies Irae » issu de la Messe des Morts (morceau datant du moyen âge et repris par maints compositeurs, dont Berlioz dans sa Symphonie Fantastique). Lente et lugubre, cette version propose une sorte de contradiction avec les images qui ouvrent le film – succession de plans larges et mouvants sur des paysages naturels – comme pour dire : malgré ce que vous voyez, la réalité du film est ce que vous entendez. Il s’agit là d’une fonction bien connue de la musique de film : suggérer ce que l’image ne dit pas.
Cela dit, l’expérience Shining reste un mauvais souvenir pour Wendy Carlos, à plus d’un titre. Premièrement, elle est contrainte de travailler à distance, en s’inspirant davantage du livre que des images filmées par Kubrick. Ensuite, Kubrick privilégiera comme on le sait les compositions contemporaines préexistantes (cf. compositeurs cités) au détriment de la partition originale de Carlos, dont il ne conservera au final que le morceau « Rocky Mountains ».
Maigre testament, quoique fort appréciable puisqu’il évoque à lui seul, et de manière écrasante, étouffante, ce qui s’insinue chez les protagonistes : la démence chez Jack Torrance, le tourment chez sa femme et son fils. A propos, il n’est pas surprenant de constater que le morceau « Henry Plainview, » composé par Jonny Greenwood (guitariste de Radiohead) pour l’excellent There Will Be Blood, ressemble sensiblement à ce « Rocky Mountains, » à ceci près que Greenwood remplace le synthétiseur par des cordes.
Le film de P.T. Anderson relatant une certaine forme de folie lui aussi, la boucle est pour ainsi dire bouclée, et dans les deux cas, le malaise est palpable, et les musiques respectives procurent la sensation que dès les début, tous les ingrédients propices à un déferlement de violence final sont en place, qu’il n’y a qu’à les libérer.
Pour conclure sur la collaboration Kubrick-Carlos, il est évident que les films du génial cinéaste n’auraient pas eu le même impact sans l’apport novateur de Wendy Carlos, et c’est en partie à cela que l’on reconnaît une grande musique de film : lorsque sans vouloir voler la vedette aux images, elle l’illustre musicalement avec tellement de puissance qu’au final, on ressent son caractère indispensable aux images, et le fait qu’elle apparaisse non-interchangeable, comme une évidence.
La musique dans les films de Stanley Kubrick est un sujet assez dense, si bien que mon camarade Damien Deshayes en a fait un passionnant dossier, consultable sur le site de Cinezik.
Et si vous voulez voir Wendy Carlos s’exprimer (en anglais) à propos de sa collaboration avec Kubrick, ça se passe ici.
1982 : Tron
Ayant écouté la bande originale sans avoir vu le film (et sans être fan de cette musique, d’ailleurs), je ne m’attarderai pas trop sur Tron. Précisons simplement que Wendy Carlos compte parmi ces compositeurs qui, très tôt, se sont intéressés au mélange de l’orchestre et des synthétiseurs. Pour Tron, Carlos privilégie souvent les synthétiseurs à l’orchestre. Etant donné le sujet du film qui est l’intelligence artificielle, et le fait que le film mélange images réelles et artificielles, Carlos représente logiquement le monde humain par des instruments accoustiques et le celui de l’ordinateur par le synthétiseur. En vérité, l’orchestre (et le choeur) n’est l’égal des synthétiseurs que dans trois morceaux : « Creation of Tron », « Miracle and Magician » et « End Titles. » Le visionnage du film permet certainement d’expliquer ces choix (si les synthés et l’orchestre ne se rencontrent véritablement qu’à de rares moments du film, ce n’est certainement pas un hasard, d’ailleurs les commentaires à ce propos sont les bienvenus…). Pour ce qui est de la qualité intrinsèque de la musique, je troquerais un seul « Rockie Mountains » contre tout l’album de Tron, qui ne me touche pas particulièrement.
Veni Wendy Vici – les compositions originales de Wendy Carlos
Back to the 60′s. Retour aux origines. Avant de s’essayer aux baroques, Wendy Carlos arrangea deux standards que Robert Moog lui avait commandés : « Eleanor Rigby » des Beatles et « What’s New Pussycat » de Burt Bacharach. Toutes deux sont des reprises au son assez daté, mettant l’accent sur ce qu’un synthétiseur peut produire de volontairement grotesque. On les retrouve tous les deux sur By Request aux côtés de compositeurs classiques et de compositions de Carlos elle-même.
Parmi les albums proposant des compositions exclusivement originales de Wendy Carlos, on retiendra surtout Sonic Seasonings (1972) et Digital Moonscapes (1984).
1972 : Sonic Seasonnings
Sonic Seasonnings est un album pionnier de la musique new age dans lequel Carlos refait les quatre saisons à sa manière, sans, cette fois, que ce soit un arrangement d’une oeuvre préexistante (celle de Vivaldi, en l’occurence). Elle y mêle nappes et motifs synthétiques avec des effets sonores tous plus clichés les uns que les autres : pluie, tonnerre et gazouillis d’oiseaux pour le printemps, sons arides pour l’été, sons bucoliques en demi-teinte avec vagues lancinantes et mouettes distantes pour l’automne, voix éthérée, presque morbide, et autres sonorités glaciales pour l’hiver (mon préféré des quatre). Clichés dans leur sélection, c’est peut-être dans leur enchaînement et leur métissage avec des motifs imprévisibles qu’ils deviennent plus intéressants. Un très bel album si on est fan de new age, ce qui n’est pas mon cas, donc un album « seulement » plaisant en ce qui me concerne. Cela dit, la palette des couleurs convoquées est généreuse, à défaut d’être surprenante, et le fait que l’album soit impressionniste du début à la fin procure à l’auditeur une certaine sensation de liberté, renforcée par le thème qui est la nature. Pas grand chose à ajouter, si ce n’est qu’un voyage nocturne en la compagnie de ces quatre saisons ne peut pas faire de mal.

1984 : Digital Moonscapes
Enfin, il y a Digital Moonscapes, avec lequel Wendy Carlos se tourne vers les synthétiseurs numériques (qu’elle avait déjà utilisés pour Tron deux ans auparavant), délaissant les synthétiseurs analogiques des débuts. Elle y introduit le « LSI (Large Scale Integration) Philharmonic Orchestra », qui se veut la première réplique numérique d’un orchestre. N’ayant jamais écouté cet album, j’en resterai là.
Ayant délaissé la composition depuis quelques années, Wendy Carlos s’est concentrée sur ses occupations de chercheuse dans le domaine des techniques d’enregistrement, d’ingénieurie, et de restauration du son. Grande amatrice de photographie, elle a également chassé les éclipses.
Un personnage décidément atypique, une vie d’expérimentations et d’innovations. Un parcours tellement dense que le texte que je vous propose s’avère forcément lacunaire sur certains points, pour ne pas dire… synthétique.

Punk-scriptum
Tron 2.0 est prévu pour 2011. Malgré quelques incursions de Daft Punk dans le monde du cinéma (2), il s’agirait de leur première véritable mise en musique d’un film. D’ici là, les choses peuvent changer (on ne compte plus en musique de film les limogeages, parfois incompréhensibles, résultant de querelles de points de vue entre réalisateur, producteur et compositeur, etc.). Reste que l’idée est bonne dans la mesure où leur film Electroma (2006) mettait en scène deux robots aspirant à devenir humains. Tron 2.0. ne devrait donc pas trop dépayser le duo, et la communauté béophile accueille la nouvelle avec un peu de méfiance, un peu d’indulgence, mais surtout beaucoup de bienveillance.
Enfin, merci à Julie qui m’a signalé l’existence d’un groupe qui s’est créé sur Facebook pour que Daft Punk joue en haut de la Tour Eiffel en 2010 : Pour que Daft Punk mixe sur la tour Eiffel le jour de la fête de la musique
Près de 95 000 membres à ce jour. Harder, Better, Faster, Stronger !
Notes :
(1) « Le Moog générait à l’époque une seule note à la fois, de telle sorte que, pour produire des morceaux multi-couches comme ceux de Carlos, plusieurs heures de studio étaient requises. Les premières machines étaient connues pour être instables et se désaccordaient fréquemment. » Bref, on est loin de la facilitation apportée par les séquenceurs MIDI.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_%C3%A9lectronique
(2) 2003 : Interstella 5555, film d’animation japonais, est musicalement illustré par leur album Discovery. 2006 : Le duo réalise Electroma.
Très bel article Erick. Tu vas nous en pondre un comme ça chaque semaine ? Ce serait génial !
PS: L’image de Sonic Seasonnings ne s’affiche pas chez moi
Le changement de sexe a été brillamment éxécuté: on n’y voit que du feu!
Merci !
J’ai profité de cette période d’inoccupation pour faire un truc un peu plus long que la normale, mais j’avoue que je n’aurai pas le courage toutes les semaines !
Je crois aussi que les Daft Punk ont changé de sexe. Mais ça ne se voit pas sous les casques.
Je constate non sans effroi que mon « merci [...] j’ai fait un truc un peu plus long que la normale » pourrait être interprété par les âmes les plus sordides comme une réponse au commentaire de Thomas qui, ni vu ni connu j’t'embrouille, est venu se glisser entre les deux nôtres.
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