Dimanche, 10h25, quelque part dans le 17è, à la frontière avec le 18é. John John se lève. Il a mal à la tête. Il va tricher, il va prendre deux Dafalgan 500. Lorsqu’il essaie de faire fonctionner son cerveau, ça lui fait mal. Mais comment en est il arrivé là ? Que s’est il passé ? Il doit se souvenir. Et ça lui fait mal à la tête. Les souvenirs lui reviennent. Samedi, 20h45, rendez vous pour un pique nique quelque part dans le 15è. Au moment d’entrer dans le métro, au passage des portiques, notre héros sent alors une odeur assez forte de… d’excréments humains. Une personne a déféqué juste derrière le tourniquet. Si, si c’est vrai: une personne a déféqué juste derrière le tourniquet. Au vu de la matière fécale répandue ça et là dans le couloir, on devine aisément que quelques voyageurs ont du se faire prendre au piège. Les malheureux… Certaines traces sont sans équivoque : la glissade était proche pour les victimes du Déféqueur Fou.
Dernier épisode de la saison pour Judgement day. Aujourd’hui il est question de Dave Matthews Band, vu en concert ce 1er juillet à Paris à l’Olympia. Des années que les fans attendaient de voir ou revoir Dave Matthews Band. Autant dire que personne n’a été déçu, ni le public ni le groupe qui a eu un accueil des plus favorables. Leur dernier album Big Whiskey and the Groogrux King est une réussite, et assurément l’un des meilleurs du groupe. Jeff Coffin (Béla Fleck & The Flecktones) est pour cette tournée le remplaçant du défunt Grux (alias LeRoi Moore) et n’est pas encore intégré dans le groupe: cela se ressent sur scène il sait se faire discret et même disparaitre lorsque sa présence n’est pas nécessaire. On souhaite tout de même qu’il intègre le groupe pour le prochain album tant ce saxophoniste est incroyable. Dave Matthews est toujours aussi communicatif avec le public tant pendant les morceaux qu’en dehors, Stefan Lessard est toujours aussi efficace à la basse, et Tim Reynolds nous a gratifié un bon solo. La prestation globale du groupe a été parfaite (quoique Carter Beaufort a tendance à en faire un peu trop parfois, mais cela fait partie de son style de batterie), Dave Matthews Band est l’un des groupes majeurs de la scène Pop Rock (au sens large du terme) mondiale. Espérons qu’ils reviennent bientôt, en attendant voici une vidéo du concert:
Voici la setlist:
-
Bartender
-
Shake me like a monkey
-
You might die trying
-
Spaceman
-
Cornbread
-
Everyday
-
Seven
-
Grey street
-
Alligator pie
-
Funny the way it is
-
Crush
-
So damn lucky
-
Lying in the hands of god
-
Jimi thing
-
Too much (fake)
-
Ants marching
-
Rye whiskey (Tex Ritter cover)
-
Don’t drink the water
-
Why I am
Quand au dernier album de Dream Theather Black Coulds & Silver Linings, que dire… c’est un bon album de metal progressif, mais de là à dire que c’est un bon de Dream Theater, notre héros s’interroge. Et plus il s’interroge, plus il a mal à la tête. Remarquez mieux vaut avoir mal à la tête plutôt que d’être une victime couverte d’excréments humains du Déféqueur Fou. Alors cet album est plutôt bon, mais pour le moment John john a du mal a accrocher. Pourquoi? Tout simplement parce que les morceaux n’ont jamais eu un rendu aussi brouillon dans le sens où l’on a dans les oreilles un patchwork de riffs, pourtant faisant partie de la signature sonore du groupe à la base, sauf qu’ici cela est plus marqué que dans les albums précédents. En plus, ils sont longs. Certains très longs: sur 6 morceaux, les 2/3 dépassent les 10 minutes. Alors John John sait que, là tout de suite, devant votre écran, vous pensez à la réplique célèbre du film Promotion Canapé:
Plus c’est long, plus c’est bon.
Mais quand l’écriture devient trop intellectualisée et que les morceaux sont longs, on ne prend plus vraiment de plaisir. Certaines mélodies sont bonnes et restent en mémoire dés la première écoute, d’autres sont immédiatement oubliées car noyées dans un océan de riffs. On dira qu’il s’agit d’un retour aux sources dans l’écriture des morceaux par rapport aux 2 précédents albums, plus rentre dedans. A écouter pour tout bon fan de métal progressif qui se respecte. Voici une petite vidéo qui résume l’idée globale de l’album:
Bon, c’est un peu exagéré, mais c’est ça l’idée.
Enfin, parlons un peu de musique scientologue. Return to Forever est le nom d’un groupe de jazz-rock fusion fondé et mené par le claviériste Chick Corea. Le groupe a connu de multiples formations, avec comme seul membre régulier aux côtés de Corea le bassiste Stanley Clarke. Avec Weather Report et le Mahavishnu Orchestra, Return to Forever est souvent perçu comme l’essence même de la musique jazz fusion des années 1970. Plusieurs musiciens, dont Stanley Clarke, Flora Purim, Airto Moreira et Al Di Meola, ont acquis leur notoriété grâce à leurs performances sur les albums de Return to Forever. Ils ont sorti récemment un album live logiquement intitulé Returns. Il s’agit d’enregistrements live de leur dernière tournée de reformation en 2008. Le disque contient une musique Jazz Fusion des 70′s jouée en 2009. Il ravira les nostalgiques du groupe ou du genre mais, ce disque, au demeurant assez intéressant et bon, rassemble tout de même des compositions instrumentales d’une autre époque. De là a dire qu’il vieillira mal, il n’y a qu’un pas qui ne sera pas franchi. Pas de sous entendu, et John John sait que là tout de suite, derrière votre écran vous pensez à Francis Cabrel:
C’était mieux avant.
Et bien là, c’est ni mieux ni moins bien, c’est l’incarnation du Return To Forever Cru 2008. Il n’est pas mauvais, il a du nez, des notes de banane, avec un peu en retrait, des notes de fruits rouges… framboise à priori. Mais si on en abuse, le lendemain on risque le mal de tête. Mais bon, mieux vaut ça que le Déféqueur Fou. Quoiqu’il en soit ça fait toujours plaisir de voir des musiciens historiques continuer à jouer et avoir du succès. Bon à un moment donné, il faudra quand même laisser la place aux jeunes.
Cette première saison étant terminée, John John vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ses respectueuses salutations.