Le 28 mai 2009, Laurent Garnier était de retour au Bataclan pour une présentation de son nouvel album « Tales Of A Kleptomaniac », « à la maison » comme il l’a lui-même annoncé. Considéré comme un pionnier de la musique électronique en France, Laurent Garnier reste un dj, un compositeur et un producteur à qui il est difficile de coller une étiquette…

Dj house, acid house, techno à ses débuts, il a contribué notamment à promouvoir la mudique électronique. Ceux qui ont assisté à ses sets, performances de plusieurs heures au Rex club savent qu’il est tout à fait capable de mélanger rock, techno, reggae, jungle, etc au cours d’une même soirée en conservant un niveau d’énergie dans le public proche de l’hystérie collective. Bref, Garnier est un dj qui reste un peu mythique même chez les jeunes alors même qu’il se fait très rare sur la scène parisienne.
En tant que compositeur, il promeut également cette diversité notamment vers la black music au sens large et le jazz en particulier (on l’avait vu jouer avec Bugge Wesseltoft il y a quelques années, par exemple). Pour son « Tales of kleptomaniac tour », il s’entoure notamment de cuivres et d’un clavier et passera d’ailleurs par le festival de jazz d’Orléans …
Le concert de jeudi dernier est à l’image de l’album : éclectique mais cohérent, des moments plus calmes, des moments plus techno mais toujours « organiques ». Garnier ne se coupe pas de son fan club de base, en offrant de nouvelles versions live de ses titres techno les plus connus comme The man with a red face (2000), Acid Eiffel (1998) ou encore Crispy Bacon (1997). Ecouter son nouvel album implique de laisser de côté les a priori et de se laisser un peu dérouter par ce Garnier version chef d’orchestre, de ce Garnier cleptomane…
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