C’est un premier album (sorti en septembre) pour les Rebels of Tijuana qui se veut proche de leurs influences anglo-saxonnes. Alors qu’un second opus est en préparation, d’avantage tourné vers leurs racines plus purement franco-françaises influence yéyé, « Where did this trip go wrong ? » nous offre un voyage américano-britanique très teinté 65-73. Du garage rock melting pot qui se rapproche au plus près de son essence initiale.
Les Lyonnais délivrent un vintage rock qui a l’oreille rappelle nombre de leurs glorieux ancêtres avec cependant un son relativement moderne (pour le style). En effet, sur la base de compos mélodiques comme il se doit, le rendu sonore n’est pas excessivement typé 60′s alors que les caractéristiques fondamentales y sont présentes. Cela donne un résultat tout à la fois familier et qui nous projette à l’époque de la Beatlemania et du flower power.
La section rythmique reste sobre avec une basse bien dans la tradition, l’identité musicale du groupe est portée par l’association guitare-clavier. La six corde est polyvalente, parfois très Fenderienne (claire et tranchante), parfois très Gibsonienne (ronde et grasse), balayant des Beatles à Santana. Le clavier fait définitivement penser à Ray Manzarek des Doors, souvent proche d’un Wurlitzer, créant des ambiances très Californiennes. A cela s’ajoute la voix, dandysante, qui par certaines intonations renvoie à Jim Morrison et les choeurs qui rappellent les quatre de Liverpool.
Donc je résume : Fab Four, Santana, Beach Boys, Doors, et ce ne sont que les impressions immédiates, le tout servi avec une patte toute d’actualité. Que vous faut-il de plus ?
Il faut rajouter que les clips sont montés avec des images d’archives, mélange de l »american way of life » version WASP, guerre du Vietnam et émeutes de la fin des années 60. Percutant, pertinent, excellent.
The Rebels of Tijuana – Fire Till The Break of Dawn (2010)
envoyé par therebelsoftijuana. – Regardez la dernière sélection musicale.