C’est toujours avec une attention particulière que j’écoute, lorsque l’on me parle de groupes australiens. Entre Jet, the Datsuns (La Nouvelle ZĂ©lande c’est presque pareil vu d’ici non ?), Airborn et Wolfmother, on ne peut pas dire que nous n’avons pas Ă©tĂ© gâtĂ©s ces dernières annĂ©es non ? Avec leur premier Album Ă©ponyme sorti en 2005, les trois garçons de WolfMother avaient dĂ©frayĂ© la chronique. EncensĂ© par les critiques et par le public, plusieurs de leurs morceaux se sont retrouvĂ©s sur de nombreuse B.O.F. sorties entre 2006 et 2008. Ils ont mĂŞme fait parti des « guests » lorsque Led Zepplin a Ă©tĂ© intronisĂ© au UK Rock’n Roll Of Fame.Autant dire qu’ils sont montĂ©s vite et fort et que tout semblait groover pour eux. Mais l’annĂ©e 2008 fut difficile. Le dĂ©part du Basse/Batterie a laissĂ© le leader Andrew Stockdale seul aux commandes Ă la veille de l’enregistrement du nouvel album. MĂŞme pas peur ! Prenant le temps de former un nouveau Line Up, Wolfmother Ă©tait de retour en studio pour 2009 avec la sortie du nouvel opus prĂ©vu pour le mois d’octobre. C’est donc sans avoir entendu une note officielle de leur nouvelle production mais chauffĂ© par les diffĂ©rentes vidĂ©os trouvĂ©es sur Youtube que je me rendais au Trabendo ce mercredi 14 octobre.
Un peu trop tard pour apprécier la première partie, je suis arrivé quand les roadies faisaient le SoundCheck de la SG (avec Vibrato Bigsby SVP) dans un Marshall JTM 45 et dans la 56’ Lespaul Goldtop dans un vox. Pour les non-connaisseurs, ces détails techniques sont
révélateurs de la nature du concert à venir : Vintage Rock. WolfMother est arrivé sur scène avec le tonitruant Dimension, faisant fuir mes craintes sur les qualités et l’énergie déployée par les nouveaux musiciens du groupe. Durant tout le concert les tubes du premier album s’enchaînent, entremêler avec plusieurs titres de l’album à venir (setList). Le tout est joué avec énergie, fougue et qualité. Des morceaux comme Woman ou Mind’s Eye posent le débat. D’autres, tel que White unicorn, s’envolent lors de moments, d’un pur psychédélisme, portés par des effets de délai et la mythique Electric Mistress pour des bruitages planants d’orgue. Andrew nous a arrosé, tout au long du concert, de ses riffs monstrueux agrémentés d’un « octaver » réglé souvent sur l’octave inférieure, pour un très gros son, sans jamais d’excès, ni même trop de distorsion. Le set se termine par le grandiose Colossal (lapalissade ?). Je pensais à ce stade avoir pris la claque de la soirée… Et bien non ! Le rappel s’est achevé avec le « tubesque » Joker & The Thief extrait du premier album.
A tout les amoureux de gros riffs de pentatonique, je ne peux pas croire que vous soyez restés chez vous devant le foot ce mercredi soir. Ces quatres musiciens ont projeté la salle du Trabendo à la fin des sixties, lorsque le rock ne rimait pas forcément avec des soli d’anthologie et qu’il défrichait, plus vite qu’on ne pouvait l’écouter, des contrées encore inexplorées. Si je devais émettre une seule petite critique, ça serait la suivante : les morceaux du nouvel album ne sont pas assez mis en avant. Je suppose qu’ils sont encore frais. La tournée venant à peine de commencer j’imagine qu’ils seront meilleurs au fils des soirs.
Wolfmother Uk Hall Of Fame
NB : A l’ instant où ces lignes sont rédigées, le nouvel album de Wolfmother : Cosmic egg n’est pas encore sorti (date prévu le 24/10/09). Mais soyez sûr qu’il fera l’objet d’une critique rapidement. Sinon une nouvelle date en France vient d’être annoncée. Le Rendez vous le 25/01/10 au Bataclan (source Myspace).